BeauxArts
À Bruxelles, la rarissime céramiste Claudine Monchaussé sort de son secret
par Maïlys Celeux-Lanval, octobre 2025, France
« Cette année, c’est Joël Riff qui a su la convaincre. Ce commissaire témoigne ainsi une nouvelle fois de son attention à la scène de la céramique contemporaine, dont on salue à chaque exposition la délicatesse et l’approche sensible. »

Cult
« Sourdre », le geste brûlant de Claudine Monchaussé à la Verrière à Bruxelles
par Amélie Blaustein-Niddam, ocotbre 2025, France
« Une nouvelle fois, à La Verrière, le lieu d’exposition de la Fondation Hermès à Bruxelles, Joël Riff provoque un « solo augmenté » : une exposition qui donne de l’ampleur à un geste singulier en le faisant résonner avec d’autres présences, d’autres pratiques, en l’occurrence une presque monographie de la céramiste Claudine Monchaussé »

Design+
A sculpture of life rising from the ground
par Yvette Yang, septembre 2025, Corée du Sud
« La Verrière’s curator Joël Riff has been curating exhibitions using the format of « solos augmentés » – a method of centering a single artist’s work while juxtaposing it with contemporary or historical works that engage with it. »

Artcube
10 individuals shaping the art world today
par la rédaction, septembre 2025, Royaume-Uni
« Riff is curator at Fondation Hermès – La Verrière, interested in ways of experiencing materiality, texture, craft, and how artworks relate to histories of craft and decorative arts. »

Fomo-Vox
« Sourdre » Claudine Monchaussé à La Verrière, Bruxelles. Interview Nicolas Bourthoumieux
par Marie de la Fresnaye, septembre 2025, France
« La composition imaginée par Joël (…) se déroule de façon magistrale dans l’espace de La Verrière »

Le Dauphiné Libéré
Moly-Sabata : la Britannique Zoe Williams au cœur de l’exposition Entr’acte
par Marie-Hélène Clo, septembre 2025, France
« Et puisque l’on parle mondanités et décors, c’est justement l’artiste britannique Zoe Williams, basée à Marseille, qui a grandement inspiré Joël Riff, allant même jusqu’à la considérer comme sa « muse ». Le commissaire d’exposition et l’artiste s’étaient rencontrés à Londres il y a dix ans. »

Lieu-dit
Regards croisés au Forum. Entretien avec Reiko Setsuda
par la rédaction, juillet 2025, France
« Depuis qu’il en assure le commissariat, Joël Riff met en œuvre un principe de « solo augmenté » [en étoffant une exposition monographique par la présence de pièces d’autres créateurs] : c’est une approche que je trouve très intéressante. »

See All This
Breaking #274 Here are the facts
par Nicole Ex, juillet 2025, Pays-Bas
« I was just reading about Donald Judd’s writings. Between 1959 and 1964, he wrote monthly reviews covering over fifteen exhibitions at a time. That detail struck me, especially since I had just interviewed Joël Riff last week – the curator of La Verrière, Hermès’ exhibition space in Brussels. Riff’s way of life echoes Judd’s – only taken to the next level. »

Un certain regard sur la culture
Eva Nielsen, paysages augmentés
par Guillaume Lasserre, juin 2025, France
« Comme l’indique Joël Riff, « tout se donne du premier regard » dans cet espace, et Eva Nielsen exploite cette immédiateté pour créer une expérience physique, presque sensorielle, dans laquelle le visiteur est confronté à une tension entre l’évidence du visible et l’énigme des images. »

HD Fashion
Artistic wonders: Aster Blooms at the Fondation La Verrière Hermès
par Lidia Ageeva, juin 2025
« As curator Joël Riff puts it, these new works “embrace a dizzying minimalism, laying their heart bare”. Stark and enigmatic, the canvases are peopled with suggestive forms that demand distance and introspection, opening space for a new kind of looking. »

Numéro Berlin
The Freedom to Dream
par Sinas Braetz, mai 2025, Allemagne
« Riff proudly takes us on a small tour through the show and agrees with Nielsen: « In this space, it is about everyone’s own experience; there is no hierarchy, there is no difference in value between the pleasures we show; this is really essential. »

Home Magazine
L’exposition « Aster » : La Verrière révèle l’univers poétique de l’artiste Eva Nielsen
par Marine Mimouni, mai 2025, France
« Afin de prolonger l’horizontalité souhaitée par le curateur Joël Riff, les assises du designer Arnaud Eubelen s’intègrent librement dans l’espace, sans suivre d’ordre ou de hiérarchie. Elles s’offrent simplement aux visiteurs, prêtes à être contemplées et utilisées. »

Cult
Aster : Échos de périphérie et matières sensibles à La Verrière
par Amélie Blaustein-Niddam, mai 2025, France
« Le génie de Joël Riff tient dans un accrochage organique, jamais didactique. Rien ne cherche à faire illusion. Au contraire : une forme de transparence sur la méthode. On voit les gestes. »

Craft Art Design Words
Samtale: Keramisk kunstner Bente Skjøttgaard
par Charlotte Jul, avril 2025, Danemark
« Joël Riff, en ung fransk kurator og leder af residency-programmet Moly-Sabata ved Lyon og kunstnerisk direktør for Hermes’ udstillingssted La Verrière i Bruxelles, har skrevet et portræt af mig i et kort intenst format som en del af en løbende serie af korte portrætter, som han ynder at udvikle. »

10 Magazine
Ten’s To See: ‘Aster’ At Fondation D’entreprise Hermès’ La Verrière In Brussels
par Bella Koopman, avril 2025, Royaume-Uni
« Joël Riff, the Fondation’s in-house curator since 2023, all but lights up when he talks about this mission. Stating that he doesn’t want “to be the guy who gives all the answers, only the one who provides the context,” Riff says that the Fondation “is an open platform [that] highlights all the individualities [of the artists] as well as how they can come together as a community. »

Maxi Flash
Hatten. L’art en éclats
par Salomé Dollinger, avril 2025, France
« Depuis deux décennies, Joël Riff trace un chemin singulier dans le monde de l’art contemporain. Curateur indépendant, il aime inventer des expositions comme on compose un récit, en dialogue avec les artistes. Rencontre avec un passeur d’idées, entre Bruxelles, Moly-Sabata et Tokyo. »

Vivre Côté Paris
Bruxelles, l’élan créatif
par Virginie Bertrand, avril 2025, France
« En pionnière, La Verrière, fondation d’entreprise Hermès, 25 ans cette année, avait déjà élargi les perspectives. « Je m’inscris dans la lignée initiée par Alice Morgaine. Je m’engage sur cette horizontalité depuis toujours, en croisant les champs des arts appliqués, décoratifs et visuels ». Joël Riff, son commissaire depuis 2023, propose des « expositions augmentées ». »

Beaux Arts Magazine
5 expositions incontournables à Bruxelles ce printemps
par Maïlys Celeux-Lanval, avril 2025, France
« Friand de dialogues entre artistes, le commissaire Joël Riff invite la sculptrice Charlotte Posenenske, le designer Arnaud Eubelen et l’agence de paysage Etablissement à répondre au travail puissant de cette artiste [Eva Nielsen] encore mal connue du grand public, qui pratique tout à la fois la peinture, la photographie et la sérigraphie , et s’intéresse de près aux paysages des marges et territoires périphériques. »

Le Dauphiné Libéré
L’incroyable parcours de Joël Riff jusqu’à la Fondation Hermès
par Marie-Hélène Clo, mars 2025, France
« Joël Riff, à qui nous avions déjà consacré un portrait il y a dix ans en juillet 2015 en tant que commissaire d’exposition et chargé de communication pour la résidence d’artistes Moly-Sabata, a grimpé les marches du monde de l’art depuis, jusqu’à acquérir une grande renommée en France et à l’étranger »

Le Monde
Pélagie Gbaguidi revisite son « Antre »
par Emmanuelle Jardonnet, février 2025, France
« Il y avait deux foyers qui m’ont émus, deux chocs, avec des points et même des motifs communs : des pieds et des piètements, des corps et des membres, qu’ils soient objets ou figures peintes. Il y avait une évidence », confie Joël Riff, qui aime à mêler arts visuels et arts appliqués. »

Cult
Joël Riff : « La Verrière, c’est cette grande plateforme où tout semble possible »
par Amélie Blaustein-Niddam, janvier 2025, France
« Ma manière consiste à respecter cette plateforme ouverte, tout en apprenant progressivement à mieux comprendre où elle se situe. Il y a toujours cette réflexion sur le voisinage : où sommes-nous, qu’avons-nous à portée de main, qu’est-ce qui nous entoure ? »

Harper’s Bazaar
À Bruxelles, les mises en pli d’Emmanuelle Castellan
par Justine Sebbag, juillet 2024, France
« Avec « Spektrum », Joël Riff parvient à immerger le spectateur au cœur même de sa démarche faite de couches successives. Par-delà la singularité de chaque œuvre se dessine en filigrane le portrait énigmatique et onirique de l’exploratrice inlassable qu’est Emmanuelle Castellan. »

Le Quotiden de l’art
Castellan, jeu collectif
par Rafael Pic, juillet 2024, France
« Elle fait et défait sans arrêt, tout et n’importe quoi, une chose et son contraire, jusqu’à ce que ça tienne », écrit le commissaire Joël Riff, dont c’est la cinquième exposition à La Verrière. Dans un monde qui, après des décennies de productivisme et d’hymne à la croissance, prend le goût (encore relatif) de la décroissance, du statu quo, de la frugalité, le modus operandi d’Emmanuelle Castellan (ajouter, soustraire, repeindre, effacer) résonne avec des inquiétudes éternelles, mais aussi avec des angoisses très contemporaines. »

Un certain regard sur la culture
Cristof Yvoré, la peinture intérieure
par Guillaume Lasserre, octobre 2023, France
« Après Marion Verboom, qui ouvrait magistralement la programmation de Joël Riff par une célébration plurielle de la sculpture, et Anne-Marie Laureys dont la pratique vient bouleverser le travail séculaire de la poterie, c’est donc la peinture qui est célébrée dans une exposition posthume. »

Toute La Culture
Joël Riff nommé commissaire d’exposition à La Verrière de Bruxelles
par Noémie Wuchsa, septembre 2022, France
« Il ne serait pas insensé de qualifier Joël Riff de couteau-suisse artistique. »

The Art Newspaper
Joël Riff est nommé commissaire des expositions de La Verrière à Bruxelles
par Philippe Régnier, septembre 2022, France
« Après le départ pour le Palais de Tokyo de Guillaume Désanges, qui y a orchestré trois cycles d’expositions de 2013 à 2022, La Verrière, espace d’expositions de la Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles, a choisi son nouveau commissaire : Joël Riff. Ce dernier est appelé à y proposer un programme associant arts visuels et arts appliqués. »

En revenant de l’expo !
Tarasque et silures, une proposition de Moly-Sabata pour Art-o-rama 2022
par Jean-Luc Cougy, septembre 2022, France
« Construite avec beaucoup de soin, d’attention et de générosité, cette exposition était une des plus abouties et sans aucun doute la plus poétique de l’incontournable salon marseillais. Dans une scénographie irréprochable, Joël Riff a conçu un des plus beaux accrochages d’Art-o-rama 2022 »

Duetto

Une suite d’expositions avec pour l’instant Caroline Achaintre, Nadia Agnolet, Cemil Aliyev, Amandine Arcelli, Carlotta Bailly-Borg, Jonathan Baldock, Ranti Bam, Raphaël Barontini, Eva Barto, Gilka Beclu-Geoffray, Jean-Baptiste Bernadet, Hélène Bertin, Mireille Blanc, Océane Bruel, Sebastian Buerkner, Julien Carreyn, Emmanuelle Castellan, Geneviève de Cissey, Matthieu Cossé, Sylvain Couzinet-Jacques, Anne Dangar, Émile Degorce-Dumas, Charlotte Denamur, Jean-Jacques Dubernard, Florent Dubois, Adélaïde Fériot, Diego Guglieri Von Dito, Neil Haas, Hippolyte Hentgen, Evie Hone, Anthony Jacquot-Boeykens, Chloé Jarry, Sophie Lamm, Amélie Lucas-Gary, René Pascal, Émilie Perotto, Nathalie Pouzet, Robert Mallet-Stevens, Colombe Marcasiano, Marianne Marić, Maude Maris, Simon Martin, Étienne Mauroy, Lindsey Mendick, Gabriel Méo, Stéphane Moreaux, Charlotte Moutou, Alexandre Benjamin Navet, Eva Nielsen, Camila Oliveira Fairclough, Guillaume Pinard, Octave Rimbert-Rivière, Juliette Roche, Muriel Rodolosse, Emmanuelle Roule, Éléonore Saintagnan, Lina Scheynius, Varda Schneider, Apolonia Sokol, Maxime Thieffine, Sarah Tritz, Henri Ughetto, Emmanuel Van der Meulen, Pierre Unal-Brunet, Céline Vaché-Olivieri, Benjamin Valenza, Albert Vallet, Marion Verboom, Marine Wallon, Elsa Werth et Rafal Zajko
du 17 mars jusqu’à la fin du confinement national le 10 mai 2020
à Sablons

Maintenant que nous sommes toutes et tous isolé.e.s, je vous fait part d’une récente intuition que je concrétise aujourd’hui. Faire une exposition par jour au moins, est mon engagement depuis le 27 septembre 2004, et il en a été ainsi. Il me semble essentiel en toute circonstance de continuer à partager l’art en tant qu’expérience sensible. Dans le strict respect des mesures de confinement, j’ai décidé de fabriquer cet accrochage quotidien, et d’en partager avec vous quelques images. Le projet s’intitule « Duetto » et se construira au jour le jour en associant deux œuvres choisies dans ma proximité. Et si nous ne pouvons plus pour l’instant entrer en contact, elles le peuvent.

We are now all shut in, and I would like to share with you an intuition I’ve got for some days, that I made come true today. To do a show a day at least, is my credo since 27 September 2004, and it has been so. It seems important in any circumstance to keep sharing art as a sensitive experience. In the strict observation of the lockdown rules, I decided to make this daily display, and to share with you some installation shots. The project is titled « Duetto » and will be built day after day by putting together two artworks chosen around me. As we are not allowed to be in touch at the moment, they can.

Duetto #1 Jonathan Baldock | Marion Verboom
Duetto #2 Nathalie Pouzet | Apolonia Sokol
Duetto #3 Hélène Bertin | Lina Scheynius
Duetto #4 Maude Maris | Étienne Mauroy
Duetto #5 Raphaël Barontini | Henri Ughetto
Duetto #6 Geneviève de Cissey | Emmanuel Van der Meulen
Duetto #7 Matthieu Cossé | Éléonore Saintagnan
Duetto #8 Carlotta Bailly-Borg | Anne Dangar
Duetto #9 Amélie Lucas-Gary | Marine Wallon
Duetto #10 Nadia Agnolet | Cemil Aliyev
Duetto #11 Mireille Blanc | Marianne Marić
Duetto #12 Jean-Baptiste Bernadet | Charlotte Denamur
Duetto #13 Émilie Perotto | Sarah Tritz
Duetto #14 Florent Dubois | Lindsey Mendick
Duetto #15 Jean-Baptiste Bernadet | Eva Nielsen
Duetto #16 Sebastian Buerkner | Étienne Mauroy
Duetto #17 Jagna Ciuchta | Auguste Marimon
Duetto #18 Nadia Agnolet | Alexandre Benjamin Navet
Duetto #19 Chloé Jarry | Camila Oliveira Fairclough
Duetto #20 Diego Guglieri Von Dito | Étienne Mauroy
Duetto #21 Émilie Perotto | Marianne Marić
Duetto #22 René Pascal | Octave Rimbert-Rivière
Duetto #23 Gilka Beclu-Geoffray | Rafal Zajko
Duetto #24 Carlotta Bailly-Borg | Sophie Lamm
Duetto #25 Sebastian Buerkner | Simon Martin
Duetto #26 Florent Dubois | Benjamin Valenza
Duetto #27 Jean-Jacques Dubernard | Marianne Marić
Duetto #28 Jean-Baptiste Bernadet | Guillaume Pinard
Duetto #29 Anthony Jacquot-Boeykens | Stéphane Moreaux
Duetto #30 Maxime Thieffine | Henri Ughetto
Duetto #31 Geneviève de Cissey | Colombe Marcasiano
Duetto #32 Cyril Hatt | Fabrice Hyber
Duetto #33 Jean-Baptiste Bernadet | Robert Mallet-Stevens
Duetto #34 Hippolyte Hentgen | Chloé Jarry
Duetto #35 Raphaël Barontini | Muriel Rodolosse
Duetto #36 Sylvain Couzinet-Jacques | Robert Mallet-Stevens
Duetto #37 Julien Carreyn | Gabriel Méo
Duetto #38 Geneviève de Cissey | Charlotte Moutou
Duetto #39 Saâdane Afif | Gilka Beclu-Geoffray
Duetto #40 Pierre Unal-Brunet | Céline Vaché-Olivieri
Duetto #41 Emmanuelle Castellan & Adélaïde Fériot | Émile Degorce-Dumas
Duetto #42 Geneviève de Cissey | Elsa Werth
Duetto #43 Pierre Darel | Étienne Mauroy
Duetto #44 Océane Bruel | Emmanuelle Roule
Duetto #45 Amandine Arcelli | Diego Guglieri Von Dito
Duetto #46 Marianne Marić | Varda Schneider
Duetto #47 Eva Barto | Apolonia Sokol
Duetto #48 Gabriel Méo | P.
Duetto #49 Ranti Bam | Evie Hone
Duetto #50 Caroline Achaintre | Juliette Roche
Duetto #51 Anne Dangar | Colombe Marcasiano
Duetto #52 Alexandre Benjamin Navet | Albert Vallet
Duetto #53 Carlotta Bailly-Borg | Hippolyte Hentgen
Duetto #54 Geneviève de Cissey | Neil Haas
Duetto #55 Jean-Baptiste Bernadet | Octave Rimbert-Rivière

Duetto #1 Jonathan Baldock | Marion Verboom

↓ Jonathan Baldock, Untitled, 15 x 15 x 3.5 cm, céramique, 2018 | Marion Verboom, Sans titre, 13 x 11 x 6 cm, céramique, 2018

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Duetto #2 Nathalie Pouzet | Apolonia Sokol

↓ Nathalie Pouzet, Sans titre, 19 x 7.5 x 3 cm, terre vernissée, années 2000 | Apolonia Sokol, Médusa, 27 x 35 x 4 cm, huile sur toile, 2016

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Duetto #3 Hélène Bertin | Lina Scheynius

↓ Hélène Bertin, Roulé du dehors au dedans, 9 x 10 x 20 cm, faïence émaillée, 2020 | Lina Scheynius, from The Flowers Serie, tirage photographique, 10 x 15 cm, 2017-18

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Duetto #4 Maude Maris | Étienne Mauroy

↓ Maude Maris, Huit objets deux fossiles fond brun, 21 x 16 x 1.5 cm, huile sur toile, 2013 | Étienne Mauroy, de la série Quarante-neuf, 16 x 18 x 18 cm, grès engobé, 2019

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Duetto #5 Raphaël Barontini | Henri Ughetto

↓ Raphaël Barontini, pour Les Belles Transparences, 18x 24 cm, risographie, 2019 | Henri Ughetto, Sans titre, 10 x 11 x 1 cm, encre sur coquille, non daté

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Duetto #6 Geneviève de Cissey | Emmanuel Van der Meulen

↓ Geneviève de Cissey, plat, 34 cm de diamètre, terre vernissée, années 1980 | Emmanuel Van der Meulen, 16 x 21 x 2 cm, huile sur toile, 2013

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Duetto #7 Matthieu Cossé | Éléonore Saintagnan

↓ Matthieu Cossé, Étude de radis, 15 x 18 cm, gouache sur carton, 2019 | Éléonore Saintagnan, 11 cm de diamètre x 5 cm, céramique émaillée, 2018

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Duetto #8 Carlotta Bailly-Borg | Anne Dangar

↓ Carlotta Bailly-Borg, Pour Joël, 36.5 x 32 cm, encre, aquarelle, 2018 | Anne Dangar, décor du banc à battre de sa poterie, terre vernissée, 159 x 53 cm, années 1940

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Duetto #9 Amélie Lucas-Gary | Marine Wallon

↓ Amélie Lucas-Gary, Sans titre (extrait de Cosmos), 27 cm de diamètre x 3 cm, argile rouge cuite, 2013 | Marine Wallon, Pilateus, 40 x 55 cm, huile sur toile, 2019

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Duetto #10 Nadia Agnolet | Cemil Aliyev

↓ Cemil Aliyev, In, 13 x 17 cm, tirage pigmentaire, 2019 | Nadia Agnolet pour Bernard, Repose-chose, 9 x 9 x 9 cm, céramique émaillée, 2019

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Duetto #11 Mireille Blanc | Marianne Marić

↓ Mireille Blanc, Morhange, 35 x 45 cm, alugraphie sur papier calque, 2014 | Marianne Marić, Jules, 23.5 x 30 cm, tirage argentique, 2018

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Duetto #12 Jean-Baptiste Bernadet | Charlotte Denamur

↓ Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre (Toucher l’une sans faire bouger l’autre), 16 cm de diamètre, huile sur polystyrène, 2014-19 | Charlotte Denamur, Fantôme vermeil, 13 x 11 cm, vinylique et acrylique sur toile, 2017

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Duetto #13 Émilie Perotto | Sarah Tritz

↓ Émilie Perotto, Jusqu’à m’enfoncer sous terre, 25 x 7 x 7 cm, fonte d’aluminium, 2016 | Sarah Tritz, Sans titre, 22 x 30 cm, gouache sur papier, 2013

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Duetto #14 Florent Dubois | Lindsey Mendick

↓ Florent Dubois, Lavande, 24 x 28 x 32 cm, faïence émaillée, 2017 | Lindsey Mendick, Shellfish bitch, 101 x 113 cm, peinture et matériaux divers sur tissu, 2016

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Duetto #15 Jean-Baptiste Bernadet | Eva Nielsen

↓ Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre, 12.5 x 17.5 cm, huile et laque sur panneau de bois, 2018 | Eva Nielsen, Mellomweien, 24.5 x 20 cm, encre, toner et aquarelle sur papier, 2013

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Duetto #16 Sebastian Buerkner | Étienne Mauroy

↓ Sebastian Buerkner, cup, 6.5 x 7 x 7.5 cm, céramique tournée émaillée, 2018 | Étienne Mauroy, de la série Quarante-neuf, 7.5 x 8 x 8.5 cm, grès, 2019

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Duetto #17 Jagna Ciuchta | Auguste Marimon

↓ Jagna Ciuchta, Un vide-poche, première céramique de dimanche, 12 x 14 x 5 cm, grès cru, 2019 | Auguste Marimon, St-Peray La Savere 120′, 23.5 x 31 cm, aquarelle et encre sur papier, année 1950

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Duetto #18 Nadia Agnolet | Alexandre Benjamin Navet

↓ Nadia Agnolet pour Bernard, Le caillou, 7 x 9 x 10 cm, céramique émaillée, 2019 | Alexandre Benjamin Navet, 14.8 x 20.8 cm, pastels et risographie sur papier, 2019

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Duetto #19 Chloé Jarry | Camila Oliveira Fairclough

↓ Chloé Jarry, Anneau, 7 x 8 x 4 cm, grès noir, engobe, 2017 | Camila Oliveira Fairclough, Everybody’s Looking For Something, 36 x 41.5 cm, sérigraphie sur sac en toile, éditions La Salle de bains (Lyon), réalisation Atelier Arcay, 2019

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Duetto #20 Diego Guglieri Von Dito | Étienne Mauroy

↓ Diego Guglieri Von Dito, MS #4-1, 48 x 48 x 15 cm, acrylique sur coussin, 2019 | Étienne Mauroy, de la série Quarante-neuf, 8 x 8 x 9.5 cm, grès engobé, 2019

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Duetto #21 Émilie Perotto | Marianne Marić

↓ Émilie Perotto, À cœur vaillant, 135 x 230 x 120 cm, granit, 2016 | Marianne Marić, de la série Nus, 10 x 15 cm, carte postale, 2009

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Duetto #22 René Pascal | Octave Rimbert-Rivière

↓ René Pascal, Composition (Hommage à Albert Gleizes, mon maître et ami), 80 x 110 cm, huile sur toile, 1955 | Octave Rimbert-Rivière, Le fragment intact, dimensions variables, porcelaine émaillée acheminée par La Poste, 2016

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Duetto #23 Gilka Beclu-Geoffray | Rafal Zajko

↓ Gilka Beclu-Geoffray, D’après Le Pape et l’Empereur d’Albert Gleizes, 210 x 120 cm, laine, 1991 | Rafal Zajko, Brutalist Bangle (white), 11.8 x 9.7 x 0.7 cm, jesmonite, 2018

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Duetto #24 Carlotta Bailly-Borg | Sophie Lamm

↓ Carlotta Bailly-Borg, Moisson (détail), dimensions variables, acrylique sous verre monté sur mobilier, 2018 | Sophie Lamm avec la complicité de Martin Oullié, série Les Paresseux, 2.3 cm de diamètre, porcelaine émaillée, 2015 Éditions We Do Not Work Alone

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Duetto #25 Sebastian Buerkner | Simon Martin

↓ Sebastian Buerkner, bowl, 16 x 15.5 x 6.5 cm, céramique émaillée, 2018 | Simon Martin, Étude I, cours d’Apolonia jour II, 14.5 x 18 cm, huile sur toile, 2019

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Duetto #26 Florent Dubois | Benjamin Valenza

↓ Florent Dubois, Une petite grotte, 25 x 18 x 20 cm, céramique émaillée, 2016 Co-production CAB Grenoble et Moly-Sabata | Benjamin Valenza, Fétiche Fluxus, 8 x 2.5 x 1 cm, sérigraphie sur briquet, 2016 Production Triangle France

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Duetto #27 Jean-Jacques Dubernard | Marianne Marić

↓ Jean-Jacques Dubernard, bol, 10 x 10 x 5.5 cm, terre vernissée, 2017 | Marianne Marić, La Pudique Insolente, Sarajevo, 8.5 x 5.5 cm, photographie argentique, 2012

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Duetto #28 Jean-Baptiste Bernadet | Guillaume Pinard

↓ Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre, 11 x 12 x 13 cm, céramique émaillée, 2015 | Guillaume Pinard, Hanneton vole, 50 x 40 cm, huile sur carton entoilé, 2018

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Duetto #29 Anthony Jacquot-Boeykens | Stéphane Moreaux

↓ Anthony Jacquot-Boeykens, Sans titre, 6 x 3 x 0.5 cm, plomb, 2016 | Stéphane Moreaux, Braiement en faveur d’un âne, 16 x 10 x 8 cm, grès passé par le feu du raku, 2013

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Duetto #30 Maxime Thieffine | Henri Ughetto

↓ Maxime Thieffine, Carte, pour Mathieu Cénac, 8.5 x 5.5 cm, impression sur papier perforé, ruban adhésif, 2012 | Henri Ughetto, 7000 gouttes de sang, 17 x 29 x 13 cm, plastique, 2000

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Duetto #31 Geneviève de Cissey | Colombe Marcasiano

↓ Geneviève de Cissey, plat, 43 cm de diamètre, terre vernissée, années 1980 | Colombe Marcasiano, Triangle bleu sur fond blanc, 20 x 21.5 x 3 cm, huile et acrylique sur bois, 2017

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Duetto #32 Cyril Hatt | Fabrice Hyber

↓ Cyril Hatt, Miroir, tirages photographiques, agrafes, 2010 | Fabrice Hyber, Un écu, 2.5 cm, alliage de cuivre et de nickel, 1989-2015 Production Monnaie de Paris

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Duetto #33 Jean-Baptiste Bernadet | Robert Mallet-Stevens

↓ Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre (Moly-Sabata), 40 x 30 cm, huile sur toile, 2019 | Robert Mallet-Stevens, Grand fauteuil modèle Hamac, 92 x 78 x 79 cm, bois peint, toile à voile, édité par Pierre Dariel vers 1923

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Duetto #34 Hippolyte Hentgen | Chloé Jarry

↓ Hippolyte Hentgen, Carte, pour David Desrimais, collage et impression sur carton, 2011 | Chloé Jarry, Fantome, 10 x 17 x 2.3 cm, grès, 2017

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Duetto #35 Raphaël Barontini | Muriel Rodolosse

↓ Raphaël Barontini, Carte, pour Mathieu Cénac, 5.5 x 15.5 cm, peinture, passementerie et impression sur carton, 2011 | Muriel Rodolosse, Hercule assailli, 45 x 35 cm, peinture inversée sous plexiglas, 2013

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Duetto #36 Sylvain Couzinet-Jacques | Robert Mallet-Stevens

↓ Sylvain Couzinet-Jacques, Heap (Footnotes), pour Outresol, 18 x 24 cm, tirage photographique, 2009 | Robert Mallet-Stevens, chevet, 40 x 45 x 72 cm, bois peint, édité par Pierre Dariel vers 1923

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Duetto #37 Julien Carreyn | Gabriel Méo

↓ Julien Carreyn, calendrier, pour We Do Not Work Alone, 29.7 x 42 cm, impression contrecollée sur carton, 2018 | Gabriel Méo, Menu c #25, 18 x 16 x 10 cm, faïence émaillée, 2014

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Duetto #38 Geneviève de Cissey | Charlotte Moutou

↓ Geneviève de Cissey, soupière, trois éléments, 29 x 29 x 20 cm, terre vernissée, après 1960 | Charlotte Moutou, Grenade, 9 x 9 x 1 cm, huile sur aggloméré, 2015

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Duetto #39 Saâdane Afif | Gilka Beclu-Geoffray

↓ Saâdane Afif, Noir c’est noir, 1 x 15 x 2 cm, stylo, 2013 Production Lafayette anticipations | Gilka Beclu-Geoffray, D’après Les Baigneuses d’Albert Gleizes, 170 x 103 cm, canevas de laine réalisé avec la complicité des voisines de Moly-Sabata, 1991

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Duetto #40 Pierre Unal-Brunet | Céline Vaché-Olivieri

↓ Pierre Unal-Brunet, Kyrule Vynitor, 116 x 90 x 75 cm, bois, toile de jute naturelle, gesso, acrylique, teinture, encre, peinture, aérosol et huile, 2020 | Céline Vaché-Olivieri, Play it as it lays (détail), 35 x 39 x 158 cm, grès émaillé, 2013

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Duetto #41 Emmanuelle Castellan & Adélaïde Fériot | Émile Degorce-Dumas

↓ Emmanuelle Castellan & Adélaïde Fériot, Broadcast Posters #13, 48.5 x 66 cm, impression couleur sur papier, 2016 | Émile Degorce-Dumas, Carte, pour Mathieu Cénac, 4.5 x 7.5 x 3 cm, céramique émaillée, 2012

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Duetto #42 Geneviève de Cissey | Elsa Werth

↓ Geneviève de Cissey, assiette, 24 cm, terre vernissée, XXe siècle | Elsa Werth, [Aplomb] direction perpendiculaire au plan de l’horizon, 21.5 x 15.5 cm, impression offset couleur et vernis brillant sur carte 350g couchée brillante une face, attaches en inox, 2014

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Duetto #43 Pierre Darel | Étienne Mauroy

↓ Pierre Darel, fauteuil, 62 x 53 x 69 cm, bois peint, vers 1923 | Étienne Mauroy, de la série Quarante-neuf, 23 x 23 x 23 cm, grès engobé, 2019

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Duetto #44 Océane Bruel | Emmanuelle Roule

↓ Océane Bruel, série Spell, 29 cm, verre, 2020 | Emmanuelle Roule, Osmie – Kimono, 29 x 10 x 15 cm, terre cuite, 2020

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Duetto #45 Amandine Arcelli | Diego Guglieri Von Dito

↓ Amandine Arcelli, Mamaguasca #1, 162 x 30 x 13 cm, céramique, pigment, mousse, cable acier, mastic, 2018 | Diego Guglieri Von Dito, MS #4-2, 48 x 48 x 15 cm, acrylique sur coussin, 2019

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Duetto #46 Marianne Marić | Varda Schneider

↓ Marianne Marić, Milk, voie lactée, série Lactation de Saint-Bernard, 10 x 15 cm, tirage photographique, 2011 | Varda Schneider, Tétons, terre cuite avec couverte, 2020

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Duetto #48 Gabriel Méo | P.

↓ Gabriel Méo, L’Arlésienne, 28 x 30 x 32 cm, céramique émaillée, 2016 | P., titre inconnu, 47 x 49 cm, huile sur toile de jute, date inconnue

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Duetto #49 Ranti Bam | Evie Hone

↓ Ranti Bam, Kyma, 30 x 25 x 13 cm, terracotta, 2018 | Evie Hone, Composition, 30.5 x 22 cm, pochoir, sérigraphie et gouache, 1927

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Duetto #50 Caroline Achaintre | Juliette Roche

↓ Caroline Achaintre , porte-monnaie, 10 x 8 cm, cuir, 2017 | Juliette Roche, Petit poisson (fragment), 2.5 x 2.5 x 5.5 cm, céramique, XXe siècle

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Duetto #51 Anne Dangar | Colombe Marcasiano

↓ Anne Dangar, chandelier à cinq branches, 43 x 9 x 32.5 cm, terre cuite vernissée, 1930-51 | Colombe Marcasiano, carte de voeux, 8.5 x 12 cm, huile sur papier, 2020

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Duetto #52 Alexandre Benjamin Navet | Albert Vallet

↓ Alexandre Benjamin Navet, Carte, pour Mathieu Cénac, 8.3 x 5.3 x 0.1 cm, plastique, 2011 | Albert Vallet, relief, 45 x 28 x 4.5 cm, grès, XXe siècle

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Duetto #53 Carlotta Bailly-Borg | Hippolyte Hentgen

↓ Carlotta Bailly-Borg, On Sugar, 75 x 46 cm, acrylique, encre et papier de soie sur toile, 2018 | Hippolyte Hentgen, Carte, pour Mathieu Cénac, 5.5 x 8.5 cm, feutre sur carton, 2011

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Duetto #54 Geneviève de Cissey | Neil Haas

↓ Geneviève de Cissey, pot à couvercle, 35 x 28 x 28 cm, terre vernissée, années 1950 | Neil Haas, Hey Skinny Big, 160 x 90 cm, acrylique sur aluminium et coton, 2015

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Duetto #55 Jean-Baptiste Bernadet | Octave Rimbert-Rivière

↓ Jean-Baptiste Bernadet, Untitled (Plate 055), 29 x 29 x 3 cm, porcelaine industrielle émaillée, 2014 | Octave Rimbert-Rivière, Sans titre, 30 x 13 x 13 cm, porcelaine teintée dans la masse, 2015

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Embrasser la terre

La poterie appelle traditionnellement le contact de la chair. Tout artisan pétrit l’argile avant de lui donner forme du bout des doigts. Massages et caresses éveillent une sensualité flagrante, sans citer une énième fois la célèbre séquence du film Ghost où un jeune couple transforme l’exercice du tour en un vrai numéro de charme. Si l’imaginaire hollywoodien caricature l’érection du pot loin des ateliers terreux, il ne faudrait pas taire pour autant l’engagement charnel qui caractérisent certaines productions. Changement d’échelle et facture sportive font alors de la céramique un art de la performance.

Le moulage ou l’empreinte résultant du corps comme outil, s’inscrivent dans une Histoire de l’Art nourrie au XXe siècle par les Feuilles de vigne femelles de Marcel Duchamp dans les années 1950, les Anthropométries d’Yves Klein dans les années 1960 ou l’Earth-Body d’Ana Mendieta dans les années 1970, pour quelques évidences les plus fameuses. En l’occurrence dans notre domaine, observons comment utiliser davantage que ces mains pour travailler les choses. C’est la silhouette entière qui s’active. Et comme toujours pour la terre cuite, le façonnage n’est que la première partie de l’exploit puisqu’il s’agit ensuite d’inventer un mode de cuisson capable d’opérer dans de telles proportions.

Hervé Rousseau, danser avec le grès
Voyager éveille nécessairement une attention imbibant nos pratiques. Et les potières du village Boloukpouémé au Togo continuent d’inspirer celle d’Hervé Rousseau. Il a ainsi mis au point une parade spectaculaire dans la lignée d’une technique ancestrale de cette zone du continent africain. Un piétinement tonique et sophistiqué modèle la glaise selon un mouvement rotatif relevant de la transe. L’aspect performatif n’est donc pas un caprice contemporain mais trouve au contraire ses racines dans un tradition séculaire. Outre son élan spirituel, cette action requiert des compétentes physiques telles que l’adresse et l’équilibre. À Boisbelle à la lisière de La Borne où travaille le potier, de larges galettes se distinguent par la spirale qui les constituent. Leur cicatrice hypnotise. Leur ampleur impressionne.

Alexandra Engelfriet, mener la lutte
La proxémie est l’étude de la perception et de l’usage de l’espace par l’homme. On différencie ainsi les sphères intime, personnelle, sociale et publique. Interrogeons-nous alors sur le terme à employer face à l’œuvre Tranchée qui se déploie sur un linéaire total de 20 m. Sa puissance sans aucun doute, est universelle. Elle fut produite en 2013 par Le Vent des Forêts, une structure remarquable agissant au cœur de la Meuse depuis plus de vingt ans via un parcours d’œuvres inédites que le public découvre au gré de 45km de sentiers. L’intervention prend place sur un territoire marqué par les guerres puis stigmatisé par la tempête de 1999. La matière violentée devient le motif de cette présente béance, soit vingt-deux tonnes d’argile façonnée par la hargne du corps complet. Ce combat repousse les limites au rythme d’une exceptionnelle vigueur. C’est à l’échelle du paysage que la céramique se mesure ici.

Une plus jeune génération parfois en marge du champ classique de la profession, s’affirme friande de défis. La britannique Florence Peake (1973) s’essouffle sur un sol meuble. L’américaine Brie Ruais (1982) s’acharne à laminer les surfaces. Le français Arthur Bateau (1993) emprisonne sa tête dans l’encolure d’une grand vase avec lequel il valse à la seule force de sa nuque. Avec l’effort pour dénominateur, toutes ces pratiques hissent la terre en lice pour devenir une véritable discipline olympique.

Publié dans le numéro 220 Mai Juin 2018 de la Revue de la Céramique et du Verre

Liberté, originalité, utilité

D’emblée, un grand mur jaune ensoleille le tirage moiré de Pierre Savatier. Les vermicelles de Clémence Seilles se reflètent dans la vitrine protégeant les tracés orthogonaux de Vera Molnar. Les formats de Jochen Gerner et d’Hippolyte Hentgen piochent de concert dans un répertoire cartoonesque. L’autoportrait monstre de Laureline Galliot trône seul. Les éclats de Stéphane Dafflon et ceux de Cécile Hartmann scintillent chacun en leur champ, dans l’abstraction d’une surface ici, la figuration d’une autre là. Côte à côte, les bases photographiques de Manuela Marques et de Gerald Petit témoignent de leur propre éblouissement. Les drapés d’Émilie Pitoiset apportent de leur souplesse à une teinte proche de celle du sol minéral de l’endroit. Nous pourrions être dans les salons d’une administration de la République en 2051. Nous sommes le 23 novembre 2016 au Carré d’art de Nîmes. « Nouvelles Vagues » est une commande d’art imprimé de grands formats, initiée par le Centre national des arts plastiques en 2010. Son fruit prend place, pour sa première présentation, dans le confort d’un espace consacré. En ce Sud, marqué entre autres par le voisinage historique de Supports / Surfaces, la question de la planitude et de ses potentialités rôde, manifeste. Aussi, l’événement s’inscrit au sommaire de la sixième édition de la Biennale de l’estampe, ancrage local dans la tradition des graveurs nîmois. Dans le même ciel de cette cité, les astres veillent partout avec cette gravité propre à la postérité antique. Et bien qu’elles le soient ailleurs que dans le marbre, les images réunies pour l’occasion sont toutes gravées, à leur manière, ne serait-ce que dans notre mémoire. Elles découlent de la volonté d’associer un artiste vivant et un atelier d’impression. Dans un sens autant que l’autre. Vingt-cinq fois.

Une œuvre commandée est une œuvre désirée. Par définition, l’envie, la nécessité se voient confiées à autrui pour mieux la réaliser. Le destinataire, qui en exprime ainsi le vœu, excite une expectative. L’attente de sa réception creuse d’avance une place dans le monde. C’est aussi par son adresse qu’elle se distingue. L’une des façons de vouloir une chose est bien de ménager le contexte de son surgissement.

[Laureline Galliot : Je suis familière du travail sur commande, ayant été formée au métier de designer. Si la commande n’émane pas d’un tiers, je me l’invente, je me la construis selon une analyse de terrain. Je ne saurais avancer sans contrainte. C’est le fait de résoudre un problème, d’améliorer une situation qui m’anime. Autrement dit, sans commande, je joue tous les rôles et m’improvise commanditaire en plus d’être créateur. Dans le cadre d’une commande, je profite du fait que quelqu’un a fait l’enquête en amont, qu’il a posé l’énigme à ma place, alors je peux me contenter de ne jouer qu’un seul rôle.]

Les artistes ne sont pas tous coutumiers de ce principe. Les ateliers, eux, en ont fait leur mode de fonctionnement. Une zone d’échange sera à déterminer. Et on a dit commande, pas commandement. L’histoire de l’art est constellée de trésors nés ainsi, bousculant les rapports d’autorité et d’initiative. Il s’agit d’inspirer plus que d’imposer.

[Jochen Gerner : Un format, un support, un contexte peuvent être les déclencheurs d’images, donc de dessins. Le plus difficile pour moi serait d’être entièrement libre, sans contraintes particulières de format et de technique, ou sans commandes spécifiques. Trop de liberté freine la création. La commande dans le domaine de l’art me semble tout aussi précieuse pour développer une réflexion. Un peu comme s’il s’agissait de confronter son univers personnel à des champs magnétiques pour voir comment le renforcer et comment se déplacer dans ces nouveaux espaces.]

Une des singularités du commanditaire de « Nouvelles Vagues » est qu’il agit au nom de la population qu’il représente. Des experts se positionnent ainsi pour le plus grand nombre, façonnant un patrimoine commun. Par la dimension publique de cette commande, il est important de ne pas agir que sur des ronds-points. Diverses motivations dynamisent cette action qui conforte l’État dans sa position instigatrice. En plus de soutenir les métiers d’art, cette opération permet à certains artistes de se familiariser avec un champ nouveau, qui sait, lui, s’enrichir de l’arrivée du néophyte toquant à sa porte.

[Michael Woolworth : Émilie Pitoiset est arrivée sans idée préconçue, n’étant pas familière des différentes techniques d’impression. Dessiner une composition directe, comme certains artistes le font, n’est pas chose facile. Elle a, en revanche, compris immédiatement que nous ne sommes pas de simples exécutants, mais que l’on cherche avec l’artiste un chemin. Parfois, comme ce fut le cas avec Émilie, la réflexion peut tourner autour du geste imprimé : pression, empreinte, couleur et la multiplication ou pas. Elle a observé pendant un temps nos gestes et façons.]

Chaque duo a son propre équilibre à trouver. Le médium partagé, le temps de la fabrication, s’affirme depuis des siècles comme un jonglage savant entre le mécanique et le gestuel. Il est enthousiasmant de constater qu’en plus d’un élan de découverte et d’apprentissage, un tel fricotage peut se présenter comme un tremplin, voire une réelle solution technique.

[Pierre Savatier : Cette commande est arrivée à un très bon moment pour moi. Le laboratoire avec lequel je travaillais avait mis sa machine à la casse. Je ne pouvais donc plus faire développer le papier que j’utilisais pour réaliser mes photogrammes en couleur, insolés dans la chambre noire de mon atelier. J’étais en train de faire des essais avec mon scanner, pensant que le passage du photogramme au scanner relevait d’une certaine logique. C’est à ce moment-là que le Cnap, représenté par Pascal Beausse, m’a proposé cette commande. Je l’ai prise comme une opportunité d’expérimenter de nouveaux moyens. L’invitation était très ouverte, la seule contrainte était de choisir, avant de concevoir le projet, un atelier professionnel qui produirait les multiples – un atelier qui n’aurait pas déjà été choisi par un des autres artistes. Nous avons fait le tour de plusieurs ateliers et artisans, en leur posant des questions pratiques, et je me suis déterminé pour l’atelier I-labo.]

Un dialogue naît et se développe entre les complices. Il permet d’aiguiser chaque réglage pour le porter à des sommets de sophistication. Parce qu’une commande n’existe qu’à plusieurs, ce sont bien les allers et retours d’une sensibilité à l’autre qui finissent par donner matière à des projets originaux.

[Antonin Linard : Techniquement, le processus de fabrication de l’image était relativement simple (technique classique d’impression en sérigraphie). Le défi était de trouver un support qui puisse donner de la transparence et de la profondeur, et qui ne vienne pas altérer l’application de l’encre. Ainsi, nous avons opté, en accord avec Hippolyte Hentgen, pour du plexiglas suffisamment épais pour donner cette sensation de relief aux motifs imprimés. Au dos du support, un blanc de soutien a été appliqué pour opacifier le plexiglas puis, à l’avant, les artistes sont intervenues par un jeu d’aplats et de traits.]

L’estampe, c’est aussi une temporalité alternative, comme loin du surmenage électrique. Il y a un fantasme de l’analogique qui associerait ce mode d’expression à une guilde en retrait du flux contemporain. L’anachronisme guetterait, aux yeux des fervents du numérique à tout prix. Ce serait se méprendre sur le bonheur de la réalité du papier au contact des technologies les plus avancées. La reproduction d’une image n’en bouscule pas ici la magie. Relevant d’une forme d’économie et de facture irréductibles, le processus artistique garde tout son mystère. Sa charge sacrée réussit même à s’intensifier par le décuplement du geste.

[Vincent Schmitt (Maeght – Imprimerie Arte) : Sur une plaque de cuivre, Pierrette Bloch a dessiné au pastel gras blanc une série de « points » / « traces ». Par une première morsure très courte au chlorure ferrique, les traces ont été fixées. Après les avoir protégées avec un vernis siccatif, une seconde morsure a permis de surélever les dessins par rapport au fond de la plaque. Ensuite, la plaque a reçu successivement neuf aquatintes pour un temps de morsure total de plus de cinq heures. Chaque aquatinte a été réalisée à l’aérosol alternant des buses diverses afin d’avoir une accumulation de formes différentes de points. Afin d’augmenter la force du noir, certaines aquatintes ont été superposées pour obtenir ces grains hétérogènes demandés par Pierrette. C’est pourquoi le fond est noir, dense et vibrant. Nous avons exploré avec Pierrette diverses encres noires combinant cinq pigments (noirs d’ivoire, de carbone, de Mars, d’os et de vigne). Ce noir est le résultat d’un mélange de deux encres, l’une au noir de carbone, l’autre au noir d’ivoire additionné à 40 % d’une charge de pigment ivoire. Ce mélange est référencé : « Noir Pierrette Bloch ».]

De toute évidence, le lexique de l’empreinte est omniprésent. Et si l’imprimerie reste encore associée à Johannes Gutenberg et à l’austérité de ses applications luthériennes, « Nouvelles Vagues » contribue justement à vivifier ce domaine. Le Centre national des arts plastiques cherche à abreuver son territoire, et profite ainsi de la moindre rareté du multiple pour mieux embrasser sa superficie. Le souci de la diffusion reste un enjeu majeur, cette multiplication des pains servant autant l’artiste que le public. Ainsi, comme le veut la tradition, plus l’information est reproduite, plus elle sera vue. Pour tendre vers une ubiquité, même de très loin.

[Antonin Linard : Pourquoi reproduire une image ? Vaste sujet. Le moteur principal en est avant tout la volonté de diffuser en nombre cette image pour démocratiser l’œuvre d’art, la rendre accessible à un public plus large que celui du cercle restreint des collectionneurs – ce qui est bien évidemment également lié au prix généralement élevé d’une œuvre originale sur le marché de l’art. L’autre aspect intéressant de la reproduction d’une image, c’est d’observer la manière dont la technique impacte sur le rendu final du travail de l’artiste, qui diffère de celui obtenu dans le cas d’une œuvre originale.

Le travail est pensé en termes multiplicité, ce qui, paradoxalement, aboutit fréquemment à des travaux très singuliers, d’où la dénomination « d’estampe originale ».]

Le semblable prend alors une dimension particulière en ce domaine. Car il est difficile de croire que deux choses identiques puissent exister simultanément. C’est l’infime différence qui pourra intriguer.

[Gerald Petit : Il y a ce va-et-vient entre vérité et exactitude dans mes images, que ce soit dans mes peintures ou mes photographies. La relation entre les deux médiums, chez moi, c’est cette balance. Cette relation aussi entre ce qui persiste et se transforme dans la peinture et ce qui est là, trivial et saisissable avec un appareil photographique. D’emblée, cela crée un faux-semblant du sujet dans les deux camps. Puis il y a ces résurgences, ce bégaiement qui redit par bribes les mêmes figures avec plus ou moins de discrétion. On m’a souvent parlé de fantômes devant mes images, qui réapparaissent et hantent. Je préfère le monstre au fantôme : le monstre, c’est ce qui ressurgit mais se transforme – comme la rumeur, au fond. Je pense plus en termes de modification et d’exagération qu’en termes de répétition et de récurrence. Je n’ai jamais vraiment travaillé en série parce qu’il s’agirait d’avoir recours à un système, et n’en ayant pas personnellement, je reviens toujours au point de départ. Chaque nouvelle œuvre est une transformation de la même chose, ce que j’ai bien du mal à nommer.]

L’impression pigmentaire, la taille douce ou numérique, la sérigraphie, l’eau-forte, l’aquatinte, la pointe sèche, la lithographie, l’héliogravure et la découpe sont autant de techniques utilisées pour chatouiller la multiplicité. De façon plus ou moins orthodoxe, l’artiste s’autorise à perturber la loi de la série. Ou à la conforter.

[Clémence Seilles : Des lunettes de soleil, des flûtes, des petites guitares, des canapés, des chaussures, des chaises, des chansons, des disques, des MP3, des totems, des papiers peints, des murs, des lampes, des lasers, des fanzines, des posters, des masques, des colliers, des vases, des scènes… Tout cela implique, d’une part, dans son mode de fabrication, un système de reproduction, il s’agit donc de créer, tordre ou passivement utiliser les outils nécessaires et, d’autre part, trouver la raison d’être de reproduire cet objet. Ce n’est pas uniquement une question de diffusion, mais aussi d’impact de groupe, de la même manière qu’un orchestre symphonique se compose d’environ trente violons, douze altos, dix violoncelles, quatre bassons, quatre trompettes et ainsi de suite. Ce que l’on répète n’est pas forcement dissociable, c’est ce que j’ai voulu signifier en proposant ces panneaux troués d’environ 1 m2 assemblables à souhait.]

Il existe un vertige du nombre. Amusons-nous à nous en gargariser. Vingt-cinq artistes tirant en vingt-cinq exemplaires, cela fait un total de 625 pièces, soit au niveau de notre pays, disons une pour 107 200 Français. Pour alimenter plus encore notre excitation chiffrée, imaginons que cela puisse correspondre à la population de Perpignan, de Rouen, de Boulogne-Billancourt, de Mulhouse ou de Saint-Paul de La Réunion. Chaque ville pourrait alors porter son exemplaire comme blason.

[Jochen Gerner : J’aime me plonger dans les images. Et j’aime particulièrement observer et ausculter les zones les plus anecdotiques, les trames imprimées, les arrière-plans ou les micro-détails pouvant paraître a priori insignifiants. Selon moi ce sont souvent des portes d’entrée pour passer au travers d’une image, comme s’immiscer dans un interstice de mur, et en découvrir ainsi le sens caché. Regarder l’arrière d’un décor de théâtre ou découvrir l’intérieur d’une maison dont nous ne connaissions que la façade publique peuvent être des sensations similaires. Il s’agit aussi de me confronter à la simplicité, au document imprimé, brut et non précieux. Et de toujours tenter de révéler la force magique d’une image, la plus simple soit-elle. Dans le cas d’Hergé, il s’agit de renverser la lecture habituelle en oubliant les héros de l’histoire, et en se focalisant sur d’autres formes graphiques. La puissance graphique et narrative d’une planche de bande dessinée peut venir d’une simple composition en arrière-plan, de l’inclinaison de lignes abstraites.

Par ailleurs, j’aime toujours me situer à la frontière de différents mondes : le figuratif et l’abstrait, le microscopique et le monumental, le mobile et l’immobile, les formes souples et les compositions géométriques.]

Les références se télescopent en un gourmand feuilleté. Un principe actif de digestion est en cours, diluant les sources au fil des tamis par lesquels elles passent et repassent. Il existe une aisance liquide à associer les sujets. Plusieurs artistes du programme partagent une vraie culture iconographique et, de fait, une immense exaltation à travailler l’image dans son épaisseur, son histoire et son pouvoir.

[Hippolyte Hentgen : À travers ce travail en binôme, nous n’envisageons plus le dessin comme une activité qui relève seulement de l’intime. Ce sont plutôt des intimités qui se superposent, les nôtres additionnées à celles des documents que nous utilisons, de leurs auteurs – fussent-ils anonymes –, et de leurs usagers, qui les ont archivés, personnalisés et qui les font revenir jusqu’à nous. La patine de ces documents que nous réemployons, leurs traces, leurs usures constituent autant l’image finale, l’œuvre, que ce que nous traçons. Dans Hippolyte Hentgen nous sommes en réalité beaucoup plus que deux, c’est de plus en plus une grande chaîne intergénérationnelle. Notre travail à quatre mains tente alors de faire des choix, d’organiser, de dessiner un angle mort de la culture populaire, de retracer de possibles histoires collectives, de penser une histoire pop, plus à la façon de Georges Herriman, avec des spécificités nommables, un langage fleuri, qu’avec un traitement massif que l’on peut repérer dans la grande histoire du pop art américain.]

Entrer dans une collection nationale implique nécessairement une reconnaissance institutionnelle. Avec elle, surgit un certain panache. L’héritage de notre fonds d’œuvres est révolutionnaire et il continue de décorer les salles de parade du gouvernement. C’est là toute la croustillance du plaisir de montrer.

[Jochen Gerner : Je ne pense pas forcément intégrer la notion de prestige lorsque je conçois une image. Je pense uniquement à la façon dont celle-ci pourra se construire, et donc à sa future résistance visuelle, c’est-à-dire à la façon dont le dessin pourra être interprété, compris et aux questionnements qu’il pourra soulever comme questionnements auprès du futur regardeur. Mais je ne modifie pas son sujet ou son traitement en fonction de sa potentielle destination, que ce soit un appartement privé, un musée ou un palais de la République. Je crois que l’image imprimée produite doit, dans l’idéal, avoir une solidité et une souplesse visuelle qui permettent de tenir le mur dans chacun de ces lieux, quel que soit leur spécificité. Et faire référence à une planche de bande dessinée, en en proposant simultanément une analyse et un cryptage graphique, me semblait une expérience intéressante à mener : regarder, étudier et transformer, transmettre sa propre lecture d’une image.]

Osciller entre la boutade et l’apparat est une gymnastique de haut niveau. Un lexique cocasse voire coquin peut se retrouver travaillé sous les auspices de la politesse.

[Hippolyte Hentgen : C’est une façon de décupler le pouvoir narratif des images, d’ouvrir le champ des hypothèses. Notre collection de revues, comme Plaisir de France, qui propose une iconographie à la fois désuète et audacieuse, nous semblait parfaite pour proposer un collage édité en multiple. Juillet, notre proposition pour « Nouvelles Vagues », est une sérigraphie à la trame très étudiée. La densité des superpositions et les entrelacements constituent vraiment une écriture qui rend compte d’une tonalité affective, qui soutient l’image, qui rassemble. C’est un dialogue recomposé, un portrait cinétique de deux jeunes baigneuses. Ce double nu – on nous a d’ailleurs suggéré de couvrir plus les fesses – propose un érotisme sage mais suffisamment tenu, construit, pour exercer une tension qui puisse résister à la main gantée et grotesque du toon, qui évoque les celluloïds des premiers films d’animation, et qui surgit du hors champ pour fesser et éclabousser avec l’eau du bain.]

Lorsque le décor n’évoque pas un paysage bucolique, il peut jouer du lustre et de la grandiloquence.

[Clémence Seilles : Mes estampes sont des éléments de décor de façades, repris du pavillon Sully du Louvre à Paris, un habillage de mur flexible que je veux multipliable et adaptable à l’espace. C’est de la mise en scène pas du tout in situ.]

Les motifs qui paraissent les plus prestigieux, naissent parfois d’actions triviales, résultant même d’une chorégraphie vigoureuse voire agressive.

[Michael Woolworth : Comme souvent, les vraies bonnes idées sont les plus simples. Nous cherchions avec Émilie Pitoiset une façon de capter la trace de l’eau. À partir de bribes d’expériences que j’avais faites il y a fort longtemps, nous avons réussi à installer une logique de fabrication. Tout d’abord nous posons une plaque d’impression en aluminium sur la presse. Émilie prend une longueur de soie qu’elle trempe dans un seau d’eau, puis elle l’essore un peu. Ensuite, elle fait « planer » cette soie dans l’air au-dessus de la plaque, la laissant retomber à sa guise. Le tissu mouillé crée des réseaux, des plis et des structures invisibles en se déposant. Quelques secondes plus tard, Émilie l’enlève d’un coup sec et nous arrivons avec un grand rouleau chargé d’encre grasse que nous passons une fois aller et retour. L’encre se dépose uniquement sur les parties sèches, révélant ainsi en négatif l’empreinte de la soie. Ce processus a nécessité de nombreux tests préalables. Plusieurs tissus furent essayés avant de trouver celui qui convenait. Le temps de « vol » et l’intensité de l’essorage de la soie ont été difficiles à calculer, le choix du papier et de la couleur a aussi été délicat. Rapidement un papier japonais s’est avéré le plus approprié pour sa translucidité, son grammage, son aspect et sa teinte neutre, évoquant une flaque d’eau en train de sécher.]

La lumière, toujours. Les papiers acceptent ses caresses. Le métal aiguise ses reflets. L’organza s’offre à ses éclairs. Le skaï, bien sûr, lui dit oui. Quant au plexiglas, sa brillance n’en est que confortée. Grilles et plis dessinent des obstacles pour mieux jouer avec elle. Et par la générosité de son spectre, elle fait rayonner jouissance et connaissance, depuis les ors des ambassades jusqu’aux néons des galeries. Dans un monde de l’art parfois encore étriqué dans une approche de l’œuvre détachée de tout contexte, les notions de commande, de multiple et de décoratif résonnent comme d’ultimes affronts. Au besoin, « Nouvelles Vagues » requalifie ces valeurs de liberté, d’originalité et d’utilité, traitées en diverses proportions par les artistes et ateliers sollicités par l’aventure. De suspectes, elles deviennent notoires. Encore. Encore. Et encore.

Elle

Avec Louis Gary pour un objet destiné à accueillir le livre Fade to black de Philippe Parreno. Il s’agit d’une commande pour célébrer les trente ans d’Annabelle.

Elle 2

Elle, 20x50x100cm, bois de hêtre et de noyer, stratifié, peinture, cire, poire, 2012