Emi e dames messeur

une exposition de Koenraad Dedobbeleer
avec Marie-Henriette Bataille, Claire Bretécher, Jean Brusselmans, Roger Capron, Marc Camille Chaimowicz, Pol Chambost, Simona Denicolai, Aglaia Konrad, Amélie Lucas-Gary, Valérie Mannaerts, Jérôme Massier et Alexandre de Wemmel
du 8 février au 27 avril 2024
à La Verrière / Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles

Quatrième exposition en tant que commissaire de La Verrière, «Emi e dames messeur» partage une encyclopédie sentimentale, socle de la pratique sculpturale de Koenraad Dedobbeleer. L’artiste nous livre ici une partie de sa cuisine, littéralement. C’est dans cette partie de sa maison que se déploie une constellation de complicités. Un mémento mural se construit en famille, par des analogies nourrissant un imagier commun qui consacre les figures de la faune et la flore. Son projet pour La Verrière associe œuvres existantes à une pléiade d’objets issus de sa sphère privée articulés autour d’interventions architecturales produites par la Fondation d’entreprise Hermès. Le mystère du titre invite à regarder les lettres avant de comprendre les mots, à s’autoriser le plaisir de la surprise d’éléments mis en présence plutôt qu’à chercher à tout prix à rationaliser l’ensemble. Cela n’empêche en rien la jouissance de la phrase. Se déploie alors un véritable jeu de pistes nourri par l’ancrage d’une vie quotidienne à Bruxelles. Ainsi, «Emi e dames messeur*» provient d’une enseigne vue dans une rue de Saint-Gilles, écorchant d’emblée la pression linguistique en vigueur dans la capitale belge. Ce bégaiement chamboule toute lecture mécanique. Une langue s’invente. L’accrochage redouble le système de Koenraad Dedobbeleer, montrant des œuvres qui montrent. Ses propres dispositifs se retrouvent ainsi auscultés parmi les figures qu’il donne à voir, relevant d’amitiés voisines, de pépites du XXe siècle, de photographies d’avant-garde ou d’autres icônes d’un art domestique. Le programme de La Verrière, après trois monographies, continue à cultiver l’exclusivité en la situant ailleurs, dans la confidence d’un artiste révélant les coulisses de son œuvre.

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Koenraad Dedobbeleer_26Koenraad Dedobbeleer_1Koenraad Dedobbeleer_25Koenraad Dedobbeleer_24Koenraad Dedobbeleer_21Koenraad Dedobbeleer_4Koenraad Dedobbeleer_7Koenraad Dedobbeleer_8Koenraad Dedobbeleer_13Koenraad Dedobbeleer_14Koenraad Dedobbeleer_11Koenraad Dedobbeleer_16Vue de l'exposition de Koenraad Dedobbeleer, Emi e dames messeur, La Verrière (Bruxelles), 2024 © Isabelle Arthuis - Fondation d'entreprise HermèsKoenraad Dedobbeleer_17

crédit photographique Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès

Coi

une exposition de Cristof Yvoré
avec Mireille Blanc, Raoul De Keyser, Eugène Leroy, Amélie Lucas-Gary, Noir Métal, Loïc Raguénès et Milène Sanchez
du 7 septembre au 4 novembre 2023
à La Verrière / Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles

Troisième exposition de Joël Riff en tant que commissaire de La Verrière, «Coi» instaure une irréductible tranquillité. Ce silence existentiel relève simultanément de la quiétude et de la stupeur. L’événement marque la première exposition personnelle à Bruxelles de l’artiste français Cristof Yvoré, et donne une visibilité inédite à sa peinture tout en l’associant à sept autres artistes. Avec un ensemble d’huiles sur toile articulé autour d’une ambitieuse commande de mobilier, l’accrochage se déploie en deux temps. On traverse d’abord une antichambre aménagée par le duo bruxellois Noir Métal en tant que transition avec l’extérieur pour mieux montrer un tableau par peintres convoqués, à savoir Mireille Blanc, Raoul De Keyser, Eugène Leroy, Loïc Raguénès et Milène Sanchez. Après cette interface plurielle, un alignement donne à voir de façon chronologique deux décennies de travail, une rétrospective de Cristof Yvoré en treize peintures. Enfin, un épisode inédit de Proue, la fiction d’Amélie Lucas-Gary traversant tout le programme, est à retrouver dans la publication qui prolonge de l’espace d’exposition. Cette nouvelle programmation de La Verrière continue à inventer sa propre temporalité, goûtant ici, contrariant là, une relative linéarité. Après deux expositions ancrées dans le champ de la sculpture, c’est au geste de la peinture de prendre le relais, à sa puissante détermination. Il est essentiel de savoir regarder une toile en tant qu’objet, d’en saisir la fabrication. D’apprécier la réalité de ce que l’on a sous les yeux.

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DSC_4216DSC_414915-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes13-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes12-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes11-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise HermesDSC_4197DSC_428909-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes05-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes03-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise HermesDSC_5015DSC_4287DSC_4256DSC_430518-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes17-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise HermesDSC_417219-Exposition Cristof Yvore(c)Isabelle Arthuis- Fondation d entreprise Hermes

crédit photographique Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès

Bise

une exposition d’Anne Marie Laureys
avec Amélie Lucas-Gary, Maude Maris et Auguste Rodin
du 17 mai au 29 juillet 2023
à La Verrière / Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles

Deuxième exposition en tant que commissaire de La Verrière, « Bise » éveille la vigueur d’un souffle. Tout s’anime dans des bourrasques visuelles, qui naissent d’un tourbillon entre les mains. L’événement marque la première exposition personnelle à Bruxelles de l’artiste belge Anne Marie Laureys, et propose de donner une visibilité inédite à sa production de céramiste tout en l’associant à trois autres personnalités. Articulant œuvres existantes, nouvelles productions et prêt exceptionnel d’un objet historique, l’accrochage affirme une dynamique sculpturale sous la bienveillance de la peinture. Cette étape de la nouvelle programmation de La Verrière s’autorise à inventer sa propre temporalité, à prendre son temps, avec certaines invitations qui se déploient dans la durée, aussi bien dans l’espace d’exposition que dans la publication. La bise est un vent du Nord qui balaie l’Europe. Elle est froide et sa caresse peut sembler clinique. Elle apporte pourtant le beau temps. Elle nous touche, en une période où le contact n’est plus d’usage. Aussi, où que l’on soit, l’origine des choses relève d’un façonnage insufflé de vie par des gestes de démiurge. D’ailleurs ce mot en grec ancien signifie artisan. Le potier gonfle depuis toujours des poumons d’argile. Anne Marie Laureys, depuis plus de quatre décennies, tourne la terre. Ses formes retiennent leur respiration. Et ici, une autre expire infiniment.

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Chryséléphantine

une exposition de Marion Verboom
avec Richard Deacon, Tjok Dessauvage, Henri Laurens, Amélie Lucas-Gary, Maude Maris, touche-touche, Marion Verboom et Chloé Vernerey
du 9 février au 22 avril 2023
à La Verrière / Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles

Ce premier solo en Belgique de Marion Verboom augmente la présentation de ses sculptures par une sélection d’œuvres et d’objets qui en diffractent l’expérience. Pratiquée dès l’Égypte ancienne, la chryséléphantine désigne traditionnellement une réalisation en or et en ivoire, à l’image de la statue de Zeus à Olympie, l’une des sept merveilles du monde antique. Son auteur, Phidias, le plus célèbre des sculpteurs grecs, érigea également l’Athéna Parthénos. Symbole ultime de somptuosité, les deux colosses ont disparu, laissant place à un vide dont ne subsiste que l’écrin, temples largement célébrés aujourd’hui, bien que privés de leur contenu originel, leur raison. La chryséléphantine connut un renouveau à la période Art Déco, durant laquelle l’or fut remplacé par le bronze. Dans cette perspective historique, technique et intellectuelle, il s’agit ici d’éveiller la possibilité d’une chryséléphantine contemporaine, affirmant de nouvelles valeurs nourries par une prise de conscience quant aux ressources actuelles, leur provenance, leur circulation et leur transformation. Le projet est également l’occasion d’inviter le public à mieux percevoir les outils de fabrication et de monstration de la sculpture, tels que le moule et le socle.

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Duetto

Une suite de cinquante-cinq expositions avec Caroline Achaintre, Nadia Agnolet, Cemil Aliyev, Amandine Arcelli, Carlotta Bailly-Borg, Jonathan Baldock, Ranti Bam, Raphaël Barontini, Eva Barto, Gilka Beclu-Geoffray, Jean-Baptiste Bernadet, Hélène Bertin, Mireille Blanc, Océane Bruel, Sebastian Buerkner, Julien Carreyn, Emmanuelle Castellan, Geneviève de Cissey, Matthieu Cossé, Sylvain Couzinet-Jacques, Anne Dangar, Émile Degorce-Dumas, Charlotte Denamur, Jean-Jacques Dubernard, Florent Dubois, Adélaïde Fériot, Diego Guglieri Von Dito, Neil Haas, Hippolyte Hentgen, Evie Hone, Anthony Jacquot-Boeykens, Chloé Jarry, Sophie Lamm, Amélie Lucas-Gary, René Pascal, Émilie Perotto, Nathalie Pouzet, Robert Mallet-Stevens, Colombe Marcasiano, Marianne Marić, Maude Maris, Simon Martin, Étienne Mauroy, Lindsey Mendick, Gabriel Méo, Stéphane Moreaux, Charlotte Moutou, Alexandre Benjamin Navet, Eva Nielsen, Camila Oliveira Fairclough, Guillaume Pinard, Octave Rimbert-Rivière, Juliette Roche, Muriel Rodolosse, Emmanuelle Roule, Éléonore Saintagnan, Lina Scheynius, Varda Schneider, Apolonia Sokol, Maxime Thieffine, Sarah Tritz, Henri Ughetto, Emmanuel Van der Meulen, Pierre Unal-Brunet, Céline Vaché-Olivieri, Benjamin Valenza, Albert Vallet, Marion Verboom, Marine Wallon, Elsa Werth et Rafal Zajko
du 17 mars au 10 mai 2020
en confinement à Sablons

Faire une exposition par jour au moins, est mon engagement depuis le 27 septembre 2004, et il en a été ainsi. Dans le strict respect des mesures de confinement, j’ai décidé de fabriquer cet accrochage quotidien. Le projet se construira au jour le jour en associant deux œuvres choisies dans ma proximité. Et si nous ne pouvons plus pour l’instant entrer en contact, elles le peuvent.

Consulter la documentation intégrale de « Duetto »

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