Une suite de cinquante-cinq expositions avec Caroline Achaintre, Nadia Agnolet, Cemil Aliyev, Amandine Arcelli, Carlotta Bailly-Borg, Jonathan Baldock, Ranti Bam, Raphaël Barontini, Eva Barto, Gilka Beclu-Geoffray, Jean-Baptiste Bernadet, Hélène Bertin, Mireille Blanc, Océane Bruel, Sebastian Buerkner, Julien Carreyn, Emmanuelle Castellan, Geneviève de Cissey, Matthieu Cossé, Sylvain Couzinet-Jacques, Anne Dangar, Émile Degorce-Dumas, Charlotte Denamur, Jean-Jacques Dubernard, Florent Dubois, Adélaïde Fériot, Diego Guglieri Von Dito, Neil Haas, Hippolyte Hentgen, Evie Hone, Anthony Jacquot-Boeykens, Chloé Jarry, Sophie Lamm, Amélie Lucas-Gary, René Pascal, Émilie Perotto, Nathalie Pouzet, Robert Mallet-Stevens, Colombe Marcasiano, Marianne Marić, Maude Maris, Simon Martin, Étienne Mauroy, Lindsey Mendick, Gabriel Méo, Stéphane Moreaux, Charlotte Moutou, Alexandre Benjamin Navet, Eva Nielsen, Camila Oliveira Fairclough, Guillaume Pinard, Octave Rimbert-Rivière, Juliette Roche, Muriel Rodolosse, Emmanuelle Roule, Éléonore Saintagnan, Lina Scheynius, Varda Schneider, Apolonia Sokol, Maxime Thieffine, Sarah Tritz, Henri Ughetto, Emmanuel Van der Meulen, Pierre Unal-Brunet, Céline Vaché-Olivieri, Benjamin Valenza, Albert Vallet, Marion Verboom, Marine Wallon, Elsa Werth et Rafal Zajko
du 17 mars au 10 mai 2020
en confinement à Sablons
Faire une exposition par jour au moins, est mon engagement depuis le 27 septembre 2004, et il en a été ainsi. Dans le strict respect des mesures de confinement, j’ai décidé de fabriquer cet accrochage quotidien. Le projet se construira au jour le jour en associant deux œuvres choisies dans ma proximité. Et si nous ne pouvons plus pour l’instant entrer en contact, elles le peuvent.
Étiquette : Gabriel Méo
Anne et Lucie
Une exposition avec des céramiques de Jean-Baptiste Bernadet, Kris Campo, Morgan Courtois, Pierre David, Suzanne Husky, Gabriel Méo, David Posth-Kohler, JP Racca-Vammerisse, Octave Rimbert-Rivière et Mathias Tujague ainsi que quelques caresses opportunes de Lindsey Mendick
du 26 juin au 21 août 2016
au Musée d’art et d’archéologie de Valence
dans le cadre de Anne Dangar céramiste, le cubisme au quotidien
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Portrait de Gabriel Méo
Certains pissent. Gabriel Méo trouve d’autres stratégies pour affirmer son territoire. Cet habile lascar signe un discount de luxe œuvrant en moteur de recherche pirate. Il se distingue par une impertinence irrésistible, localement nourrie par d’indélébiles racines Paca, globalement imbibée par la vague numérique. Il s’aventure volontiers vers les bornes les moins glorieuses de ces deux sphères, pour mieux bousculer les hiérarchies qui stigmatisent les écarts de goût dont se repaît son travail.
Chanel numéro cinq
Tout cela sait rester couture. Et pas seulement parce que l’artiste se positionne au carrefour de ressources déglingues, dont l’accumulation aurait de l’allure. Son tact confère à cette hétérogénéité, une tenue bouleversante. Aujourd’hui Gabriel Méo parle timidement de maturité. Bien sûr, croyons-le. Surtout qu’il réussit à préserver en cet âge nouveau, le meilleur de l’adolescence. Il en aiguise c’est vrai l’assurance, du pelotage à la dextérité. Son engagement est fondamentalement tactile. Doigts de fée et coups de main, il triomphe dans la combinaison du digital et du manuel.
Quatre-quarts
Voilà un goûter roboratif. La recette du fameux gâteau spongieux se base sur un équilibre du gras et du sucré, de l’agrégat et du liant. Bien que non quantitative, l’harmonie des ingrédients vaut dans le champ de la sculpture. Gabriel Méo fricote avec l’aplomb, paradant particulièrement avec cet instant exquis, avant que tout ne s’écroule. La précarité du funambule est un risque goûtu. C’est dans le registre maniéré du design culinaire que se reconnaissent ses céramiques évidemment, à l’émail fondant voire suintant, et l’ensemble d’une pratique qui s’offre avec la fierté d’un plat bien dressé.
Trois suisses
Le catalogue de vente par correspondance est le banlieusard de la distribution. Réputé bon marché, il est une bible d’iconographie générique, cornée, loin des éclats du shopping de trottoir. L’obsolescence du pavé insiste sur l’isolement de la ménagère sans permis ou du consommateur de campagne, bien tenus à distance. Gabriel Méo alimente un culte de la périphérie. Il est un garçon de l’orée. Ses peintures nouvellement encadrées, voient leur pourtour littéralement scellé par des verrous. Il cadenasse ses compositions. Bon chiffonnier, il vante la mode réversible. Deux faces au prix d’une, pratique.
Deux point zéro
La toile nous abreuve d’un flot motivé par les saisies terminologiques. Il suffit de presser la touche Entrée et bam, une grosse giclée se déverse, systématique, gagnante à tous les coups. L’élan de Gabriel Méo se caractérise par une productivité fleuve qui génère instinctivement un débordement d’images. Le tri ne se fait pas tant dans l’écartement de certains objets, que par leur digestion progressive. Ainsi une composition soudainement amoindrie, se retrouvera pimpée sans scrupule. Procédant par calques comme certains logiciels, il veille à bien en laisser lisible le feuilleté.
Ligue un
Tout gamin rêve de faire un tour de stade sous les ovations de la foule en délire. Gabriel Méo reprend régulièrement cette figure du vainqueur, offrant à ses collages la compagnie de corps satisfaits par la victoire. Le champion incarne un idéal, dont la testostérone irrigue tout ce qui voisine le héros. Le flouze, les caisses, les meufs participent de cette frime sportive, caricaturale, aliénante, mais belle et bien bandante. Les œuvres réclament par leurs charmes racoleurs, une pareille forme de consécration. Elles sont des trophées que l’artiste brandit.
Outrage
Une exposition avec des oeuvres de Celia Hempton, David de Tscharner, Fanette Mellier, Florent Dubois, Gabriel Méo, Kevin Gallagher, Lina Scheynius, Neil Haas et Zoe Williams
le samedi 20 juin 2015
sur une invitation du G8
à La cité des arts Montmartre à Paris
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La loutre et la poutre
Une fable sur le décoratif avec des œuvres de Nadia Agnolet, Neïl Beloufa, Mireille Blanc, Jean-Baptiste Bernadet, Sarah Tritz, Guillaume Constantin, Anne Dangar, Mimosa Echard, Jean-Baptiste Fastrez, Louis Gary, Albert Gleizes, Benjamin Hochart, Jean Lurçat, Colombe Marcasiano, Thomas Mailaender, Gabriel Méo, Cécile Noguès, Mathieu Peyroulet, Octave Rimbert-Rivière, Maxime Thieffine, Anne Laure Sacriste, Elsa Sahal, Clémence Seilles et Céline Vaché-Olivieri
signée avec Mathieu Buard
du 20 septembre au 26 octobre 2014
à Moly-Sabata / Fondation Albert Gleizes à Sablons ainsi qu’à la chapelle de Givray à Saint-Maurice-l’Exil
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crédit photographique Nicolas Brasseur
Foutre
Une exposition avec des œuvres de Charlie Jeffery, Elsa Sahal, Eva Nielsen, Gabriel Méo, Iván Argote, Marianne Maric et Vincent Ganivet
signée avec Mathieu Buard
du 10 octobre au 10 novembre 2013
chez düo à Paris
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crédit photographique Nicolas Brasseur
























