Cheryl Ann Thomas

Lorsqu’elle décrit le développement de son travail de la porcelaine, l’américaine Cheryl Ann Thomas (1943) évoque différents paliers, prenant chacun cinq ans environ pour maturer. Ainsi elle commença par repousser les limites du façonnage au colombin, visant une hauteur maximale et une épaisseur minimale. Elle constatait que ses formes ne pouvaient tenir par elles-même et s’affaissaient durant la cuisson, et décida alors d’en combiner plusieurs avant de recuire les nouvelles compositions. C’est ensuite la question de la couleur qui s’imposa, utilisant jusqu’alors des argiles noires, blanches et grises, séparément. En les mélangeant, elle obtint à sa grande surprise des nuances de bleu, puis voulu ouvrir davantage encore ses gammes. L’arrogance de l’intuition et la violence de l’accident n’empêchent pas la volupté, et aboutissent à des œuvres étonnamment douces et enveloppantes. La décadence est offerte dans sa splendeur. Et l’acceptation guide l’artiste à chaque fois qu’elle ouvre son four, selon cette philosophie bien partagée des potiers. D’une demi-décennie à la suivante, elle a fait évoluer sa pratique depuis la fin des années 1990 pour donner aujourd’hui à voir des volumes d’une grande sophistication. L’exposition personnelle présente neuf sculptures récentes. Toutes résultent de ce même processus empirique, pliées par l’action conjuguée de la chaleur et de la pesanteur, teintées selon les oxydes d’une palette homogène et sourde. D’une finesse déraisonnable, elles prennent la pose en pleine danse serpentine.

jusqu’au 28 février 2019, Tansey Contemporary, 1743 Wazee Street, Ste 150, Denver, Colorado (États-Unis). Tél. +1 720-596-4243 http://www.tanseycontemporary.com

Publié dans le numéro 224 Janvier Février 2019 de la Revue de la Céramique et du Verre

Infusion Pavilion

Posé au milieu d’un parc, un obstacle réussit à arrêter la course des citadins en chatouillant leurs yeux. Une mystérieuse résille brouille la perception de ce volume dans la verdure. Chaque année, ArchTriumph lance un concours international afin de permettre au lauréat d’installer son architecture éphémère au cœur des Museum Gardens bordant le Victoria & Albert Museum for Childhood. La saison estivale couplée au London Festival of Architecture assure une belle visibilité à l’initiative. Cette cinquième édition exigeait l’utilisation du carrelage comme matériau architectural, réinterprété en respectant des dimensions maximales de 80m² sur 3m de haut. C’est la française Julie Biron qui remporta le prix. Diplômée à Nantes en 2007, elle fonde son agence en 2011 à Berlin où elle est aujourd’hui basée. Son projet détourne la mise en œuvre des carreaux de céramique, en ne recouvrant plus bord à bord une surface mais en réinventant une enveloppe pour une structure métallique autoportante. Fournis par Villeroy & Boch, les éléments sont utilisés dans leur format original carré, ou tronqués en rectangle. La découpe et le perçage par jet d’eau ont également été réalisés par l’entreprise. Les trames de câbles servant de support ont entièrement été disposées à la main, nécessitant plusieurs centaines d’heures de travail pour obtenir les motifs escomptés. Leur effet cinétique est activé par la promenade. La composition en labyrinthe intensifie le vertige sensoriel provoqué par la superposition des fragments dans l’espace. Une impression de moire s’ajoute à l’ensemble, de part la diversité des gris dans lesquels ont été teintée la faïence. Julie Biron signe ainsi une expérience forte sur fond de cérémonie du thé, en exploitant avec créativité un matériau sanitaire standard. Pour 2019, le résultat vient d’être annoncé et ce sont les candidatures ex-æquo de Grimshaw Architects et de Tony Saghafi & Eric Grosst qui concrétiseront donc deux pavillons répondant cette année à la thématique de la Lumière.

Publié dans le numéro 224 Janvier Février 2019 de la Revue de la Céramique et du Verre

 

Lucie Rie

Lucie Rie (1902-1995) est une immense figure outre-Manche, reconnue pour ses pièces tournées d’une élégance ultime. Sa carrière se déploie depuis son Autriche natale où elle installe son premier atelier en 1925, jusqu’à Londres, où elle a immigré dès 1938 et sera consacrée Dame en 1991, haute distinction accordée par l’Empire Britannique à ses sujets. Elle est une potière dont on ne parle qu’avec révérence, en baissant presque un peu la voix tant son influence est intimidante. L’importante exposition actuellement présentée par le Centre of Ceramic Art de York associe une sélection d’objets domestiques à des centaines de boutons révélés pour l’occasion. En effet, arrivant en Angleterre à l’orée de la Seconde Guerre Mondiale, Lucie Rie commença par façonner des articles de mercerie pour le commerce textile. L’humilité de cet emploi ne doit pas en relativiser l’excellence, et ces petits accessoires s’avèrent contribuer à l’élan moderniste qui distingue la femme. Les usines étant alors réquisitionnées pour l’effort de guerre, elle trouva dans cette activité une perspective dans laquelle s’engager, et par laquelle survivre. Ainsi la nécessité s’impose, sur le plan économique autant que créatif, d’autant que la population également soumise à des restrictions durant le conflit, ne pouvait faire preuve de coquetterie que par ces modestes détails vestimentaires. Dans le musée, l’accrochage est augmenté de productions de ses contemporains qu’ils aient été ses pairs ou ses étudiants, ainsi que de pièces traditionnelles médiévales. Parfois isolée de son vivant pour son style continental à contre-courant, Lucie Rie continue de rayonner grâce à l’opiniâtreté avec laquelle elle le développa, dans le raffinement et la simplicité.

jusqu’au 12 mai 2019, Centre of Ceramic Art (CoCA), York Art Gallery, Exhibition Square, York (Grande-Bretagne) Tél. +44 1904 687687 http://www.yorkartgallery.org.uk

Publié dans le numéro 224 Janvier Février 2019 de la Revue de la Céramique et du Verre

Sterling Ruby

La sensibilité de Sterling Ruby se caractérise par une gourmandise manifeste, manipulant une diversité de matériaux avec vigueur et appétit. Ses volumes souples et textiles l’ont amené à collaborer avec la mode, pour Raf Simons ou Calvin Klein. Cette présente monographie se concentre sur l’aspect opposé de sa pratique sculpturale, la terre cuite émaillée, ferme et définitive. Le Museum of Arts and Design de New York a été fondé dès 1956 afin de célébrer l’excellence des savoir-faire à la croisée des disciplines. Voilà un écrin opportun pour accueillir l’itinérance de l’important panorama céramique de Sterling Ruby, initié par le Des Moines Art Center dans le Midwest américain. L’artiste aujourd’hui basé à Los Angeles voit donc sa production suivre le mouvement inverse à la conquête du Far West, en atteignant actuellement la Côte Est, pour qui sait, retraverser un jour l’Atlantique. La vingtaine d’œuvres réunies pour l’occasion digèrent autant les traditions européennes que californiennes. Ainsi de larges bassins s’offrent dans l’héritage flagrant de Bernard Palissy, tamisés par les fictions hollywoodiennes. Les contenants patientent sur des socles trapus. Cette vaisselle grotesque et luisante conserve une cuisine de la récupération, la plupart des marmites étant remplies de déchets de précédentes cuissons. Soit une grosse bonne soupe qui aurait mijoté des heures, avec des morceaux dedans. Le menu s’annonce roboratif pour cette toute première exposition personnelle dans une institution newyorkaise.

Jusqu’au 17 mars 2019, The Museum of Arts and Design (MAD), Jerome and Simona Chazen Building, 2 Colombus Circle, New York City (États-Unis). Tél. : +1 212-299-7777 https://madmuseum.org

Publié dans le numéro 224 Janvier Février 2019 de la Revue de la Céramique et du Verre

Brise-soleil

Une exposition personnelle d’Eva Nielsen
sur une invitation de la Galerie Jousse Entreprise
avec du mobilier de Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Jean Prouvé issu du fonds design de la galerie
du 8 au 11 novembre 2018
à Independent Brussels à Bruxelles

Des obstacles se placent parfois entre la lumière et l’œil. L’artiste, l’architecte et l’ingénieur y travaillent tous trois. Dans l’éblouissement, des formes se dessinent à contre-jour. Elles hurlent la flagrance du noir qui se donne de front en contrariant les perspectives. L’objet se pose avec impertinence dans le paysage insolé. Par sa géométrie aiguisée, il voile, filtre, tamise, cache, éteint, le rayonnement brûlant. Son parement, sa parade, protègent d’une exposition trop violente. Peintures d’Eva Nielsen et mobilier moderniste y contribuent par des lignes franches, des cloisons et des masses minérales, venant ancrer une architecture du regard. Il s’agit de régler le bon éclairage sans sombrer dans l’obscurité.

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Brise-soleil

Des obstacles se placent parfois entre la lumière et l’œil. L’artiste, l’architecte et l’ingénieur y travaillent tous trois. Dans l’éblouissement, des formes se dessinent à contre-jour. Elles hurlent la flagrance du noir qui se donne de front en contrariant les perspectives. L’objet se pose avec impertinence dans le paysage insolé. Par sa géométrie aiguisée, il voile, filtre, tamise, cache, éteint, le rayonnement brûlant. Son parement, sa parade, protègent d’une exposition trop violente. Peintures d’Eva Nielsen et mobilier moderniste y contribuent par des lignes franches, des cloisons et des masses minérales, venant ancrer une architecture du regard. Il s’agit de régler le bon éclairage sans sombrer dans l’obscurité.

Des obstacles se placent parfois entre la lumière et l’œil. Au sein de notre système solaire, on appelle cela une éclipse. L’artiste, l’architecte et l’ingénieur y travaillent tous trois. Ils s’emploient à faire disparaître pour l’observateur un foyer lumineux, en interposant une œuvre, un bâtiment, une machine. Dans l’éblouissement, des formes se dessinent à contre-jour. Fières et définitives, même si elles sont déjà en ruine ou encore en chantier. Elles hurlent la flagrance du noir qui se donne de front en contrariant les perspectives. Avant il n’y avait rien et d’un coup, il y a ça. L’objet se pose avec impertinence dans le paysage insolé. Il va bien falloir gérer toute cette luminosité maintenant que nous y sommes, abrités derrière ce pan. Par sa géométrie aiguisée, il voile, filtre, tamise, cache, éteint, le rayonnement brûlant. La paroi ajourée déjoue l’ostension par la face qu’elle impose, comme la toile. Son parement, sa parade, protègent d’une exposition trop violente. Ce sont les structures qui distribuent les ombres. Peintures d’Eva Nielsen et mobilier moderniste y contribuent par des lignes franches, des cloisons et des masses minérales, venant ancrer une architecture du regard. Le voyeurisme a toujours nécessité des persiennes. Il s’agit de régler le bon éclairage sans sombrer dans l’obscurité.

Des obstacles se placent parfois entre la lumière et l’œil. Eva Nielsen dresse des écrans depuis bientôt dix ans, et à travers eux, tend des stratégies pour continuer à affronter notre rétine. Eva Nielsen provoque des excitations oculaires. Eva Nielsen ménage l’intrusion. Eva Nielsen, d’un trou à l’autre, de la fenêtre à l’orbite, de la serrure à l’iris, émoustille et diffracte les choses selon des collages sophistiqués pour mieux tout réunir en une même surface sur laquelle se chamaillent la mécanique et le pinceau. Eva Nielsen nous tient à distance. Eva Nielsen nous frôle. Eva Nielsen avec autant de tableaux dans cette exposition, que de phrases commençant par son nom dans ce texte, tutoie aujourd’hui trois mâles de la modernité en utilisant leurs objets au dehors de l’image, comme elle le fait avec les siens au dedans. Il s’agit de régler le bon éclairage sans sombrer dans l’obscurité.

Brise-soleil selon sa mise au point, vous en fait voir plus ou moins.

Publié à l’occasion de l’exposition personnelle « Brise-soleil » d’Eva Nielsen pour la Galerie Jousse Entreprise du 8 au 11 novembre 2018 sur Indenpendent Brussels à Bruxelles

Glaise rousse

Une exposition avec des œuvres d’Aaron Angell, Carlotta Bailly-Borg, Anne Dangar, Daniel Dewar & Gregory Gicquel, Jacqueline de la Baume Dürrbach, Rebecca Digne, Etienne-Martin, Maxime Fragnon, Ker-Xavier, Jacqueline Lerat et Lucien Petit
du 15 septembre au 28 octobre 2018
à Moly-Sabata / Fondation Albert Gleizes à Sablons

Le Pays Roussillonnais est qualifié jusque dans son appellation, par la couleur de sa terre. L’argile y existe par la présence du Rhône et résulte de l’érosion antédiluvienne du fleuve. C’est un matériau archaïque, identifié comme le tout premier à être façonné par l’humain. L’exposition GLAISE ROUSSE s’attache à partager une certaine idée du rustique, et des sophistications requises à sa mise en forme. Elle prend pour socle l’amitié entre deux potières, Jacqueline Lerat (1920-2009) et Anne Dangar (1883-1951). Lors de leur rencontre en 1942 à Saint-Laurent-les-Mâcon, Jacqueline encore apprentie découvrît en Anne une figure indépendante et visionnaire. Nourries par leur correspondance, chacune des deux artistes développera un vocabulaire marqué par la quête d’humilité en sa propre terre, le grès pour l’une à La Borne, la faïence pour l’autre à Moly-Sabata. Une dizaine d’artistes historiques et contemporains alimenteront aux côtés de leurs céramiques, un accrochage composé de peintures, sculptures, tapisseries et mobilier, dans une humeur rugueuse et délicate, austère et sensuelle.

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1DSCF39806891620Glaise rousse, vue de l'exposition avec Dewar & Gicquel, Etienne-Martin et Maxime Fragnon, commissariat Joël Riff, Moly-Sabata, 2018 - Courtoisie Galerie Loevenbruck (Paris)242830373940

Azur et Bermudes

Une exposition avec des œuvres de Caroline Achaintre, Julie Béna, Jean-Baptiste Bernadet, Amélie Bertrand, Charlotte Denamur, Marc Desgrandchamps, Maude Maris, Stéphanie Nava, Eva Nielsen et Laurence Owen
du 1er au 9 septembre 2018
dans le cadre d’Art-O-Rama au J1 à Marseille

En 1917, les fondateurs de Moly-Sabata séjourneront neuf mois aux Bermudes pour y célébrer leurs noces. Un siècle plus tard avec un horizon bleu à portée de vue, cette initiative réveille le souvenir caraïbe d’Albert Gleizes et Juliette Roche exportant le cubisme sous les tropiques. Ce voyage accompagne le déménagement de la foire qui surplombe dorénavant le port, et convoque la fantaisie d’un triangle imaginaire, la décontraction d’un vêtement ni trop court ni trop long, et la réalité d’un paradis fiscal. L’exposition réunit à cette occasion une dizaine d’artistes ayant participé au programme récent de Moly-Sabata, fédérée par une commande d’éléments en céramique de Laurence Owen, qui permettent l’accrochage de leurs œuvres.

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Michael Eden

Alors que ses œuvres passent l’été dans les fastes d’un domaine Rothschild, Michael Eden est en ce moment-même à Boston pour poursuivre sa quête de technicité auprès des ingénieurs de l’Emmanuel College. Potier de formation, il travaille depuis plus d’une décennie à améliorer les finitions de l’impression 3D en matière de céramique. S’il est possible de réaliser des volumes de terre à partir de modélisations numériques, leur rendu ne permet pas aujourd’hui une résolution acceptable pour le cisellement extrême travaillé par l’artiste. Ses objets résultent pour l’instant d’un façonnage en nylon recouvert d’une fine couche monochrome d’une homogénéité de velours, et pastichent le prestigieux lexique des arts décoratifs. Une vraie correspondance relie alors le contenu et le contexte des écuries du Waddesdon Manor où la production de Michael Eden est associée à des trésors issus des collections du site. La demeure relève d’un style éclectique réinventant les gloires passées. L’influence affirmée en surface n’empêche pas les innovations structurelles, au contraire. Le manoir épata ainsi la Reine Victoria en son temps, par le confort moderne dont il était équipé, permettant à Sa Majesté d’examiner le premier lustre électrifié de son existence. Les silhouettes sophistiquées des vases de Michael Eden découlent d’une complexité permise seule par les logiciels les plus avancés. L’ensemble s’offre selon une mise en scène évoluant depuis le sommeil hivernal jusqu’à la révélation en pleines lumières.

Jusqu’au 21 octobre, Waddesdon Manor, Near Aylesbury, Buckinghamshire (Grande-Bretagne) Tél. : +44 01296 820414

Publié page 77 du numéro 222 Septembre Octobre 2018 de la Revue de la Céramique et du Verre

Le siège de l’air

La formule est empruntée à un poème signé Hans Jean Arp. L’artiste se distingue par ce double-prénom témoignant des nationalités que l’artiste a revêtu au fil de l’Histoire de son Alsace natale. L’ensemble de son travail s’évertue ainsi à chercher un langage fluide échappant à l’orthogonalité ambiante, à l’image de ces lignes fluctuantes qui découpent le monde et courbent parfois les frontières. Les catégories les plus rigides paraissent d’un coup solubles. C’est naturellement que le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg consacre en permanence à l’Alsacien une partie de l’accrochage de ses collections, et dresse son bâtiment sur une place lui rendant hommage. L’institution célèbre cette année ses vingt ans, et au programme des festivités figure une sélection d’œuvres trouvant ses aises hors-les-murs, dans la mythique Aubette. Ce palais des loisirs fut justement conçu par Hans Jean Arp, conjointement avec Sophie Taeuber-Arp et Theo van Doesburg en 1928. L’endroit s’offre en parfait écrin moderniste pour exposer œuvres et objets flirtant autant avec le beau que l’utile. Tout ici semble émerveiller et servir. Des assises, surtout, peuplent la salle des fêtes, le foyer-bar et le ciné-bal, trois des espaces originels restitués et seuls survivant de l’immense complexe distribué autour d’un bel escalier encore en service. C’est au sein de ce joyau du Néoplasticisme que sont révélés trois vases de Hans Jean Arp grâce à un dépôt de la Manufacture de Sèvres. L’artiste a créée à la toute fin de sa vie ces ultimes statures de porcelaine ou de grès chamotté répondant aux intitulés d’Amphores de rêve, Amphore terrestre ou encore Objet casanier. Des céramiques de François Bauchet et d’Eleonore Peduzzi Riva leur tiennent compagnie, aux côtés d’une dizaine d’autres pièces sorties des réserves du MAMCS et réunies pour l’occasion sous les rangées d’ampoules et les caissons monochromes, au nom de la fantaisie avant-garde.

Le siège de l’air, jusqu’au 6 octobre 2018, Aubette 1928, Place Kléber, Strasbourg (67) Tél. : 03 68 98 51 60

Publié page 69 du numéro 222 Septembre Octobre 2018 de la Revue de la Céramique et du Verre